Security Focus Group / Club sûreté

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Ces dernières années ont connu des bouleversements politiques qui ont considérablement changé les modalités de contrôle lors de voyages en avion. Planifiés de longue date, la mise en œuvre des accords de Schengen (1995), puis l’élargissement de l’Europe à dix nouveaux membres (mai 2004), qui visaient à une meilleure circulation des hommes et des capitaux au sein de l’Union, doivent aujourd’hui prendre en compte le contexte sécuritaire généré par les malveillances dirigées contre le transport aérien:

  • 11 Sept 2001 : Attentat de New York.
  • 21 Décembre 2001: Richard Reed, vol AF Paris Miami.
  • 24 Aout 2004: Suicide en vol par les « Tchéchènes Bombers »
  • 10 Aout 2006: Attentats déjoués avec des ECI-E (engins chimiques improvisés explosifs) remplis de puissants peroxydant liquides à Londres.
  • 26 Décembre 2009: Tentative d’explosion d’Umar Farouk Abdul Mutallab par pentrite dans ses sous-vêtements et de l’acide liquide.
  • Février 2010, le MI5 britannique interpelle 14 femmes musulmanes porteuses de prothèses mammaires emplies de gel explosif. Elles devaient embarquer pour les Etats-Unis.
  • Mai 2010, pour la seconde fois, un homme se fait exploser en Arabie saoudite après l’ingestion d’un suppositoire explosif de 500 grammes.
  • 28 Octobre 2010: Pentrite dans des imprimantes transportées en fret aérien sur deux avions d’Emirates en provenance du Yémen.
  • 24 Janvier 2011: Attentat en zone publique l’aéroport de Moscou.
  • 25 Février 2011, arrestation de Khalid Ali-M Aldawsari qui préparait un attentat de destruction massive visant des aéroports américains.

Les prestataires de solutions techniques se trouvent ainsi confrontés à des exigences doubles, à la demande des professionnels du transport et des gouvernements. Dans un cas, assurer la fluidité de voyageurs « fiables » mais également renforcer le contrôle sûreté et d’identité de façon à parer à d’éventuelles menaces malveillantes. Sans compter les demandes de plus en plus fréquentes de transmettre et contrôler les données passagers et le risque d’empiétement sur la vie privée.

Vis-à-vis des blocs majeurs que constituent l’Europe et le continent américain, le Reste du Monde a lui-même ses exigences de fluidité pour le tourisme et une meilleure circulation des hommes d’affaires, source de richesse et de création d’emplois. Ainsi doivent-ils bénéficier de prestations de contrôle allégées au sein de leurs pays et satisfaire aux contraintes d’authentification alourdies des blocs dominants.

Ce contexte nouveau nécessite de poursuivre des objectifs apparemment antinomiques tels que fluidité, automatisation, authentification, vérification… ouvrant des marchés considérables pour les prestataires.

De nombreuses commissions internationales, regroupant à la fois instances gouvernementales, professionnels du transport et industriels, se réunissent afin de définir des normes et des procédures de contrôle tant aux frontières que lors du passage en aéroport ou dans les gares maritimes. La connaissance de ces groupes, de leurs débats, réflexions et décisions sont des atouts majeurs pour les industriels.

Soucieux d’influencer les normes futures, ils ambitionnent de se positionner sur ces marchés émergeants tout en garantissant aux donneurs d’ordres une compatibilité avec des standards en phase de ratification. Quant aux représentants de l’Etat, ils sont à l’écoute des initiatives prochaines, émanant de la Commission Européenne et des pays tiers, pour une meilleure transcription dans le contexte national.